éclectique enfantine II

C’est le temps de l’enfance c’est le temps ou passages grand ouvert,chacun de nos sens
Accueille généreusement les manifestations de la vie
Que ne filtre pas encore une conscience de soi.
Bien sûr il y a la famille,les amis,cette humanité qui nous entoure,nous protège et nous guide.
Mais c’est en solitaire,dans un endroit secret de nous seul habité:cabane dépouillée
Arbustes hospitaliers,recoin délaissé d’une maison de famille,que l’on s’ouvre à ce monde.
Le nôtre et celui qui nous accueille.
C’est là des heures durant,que de minuscules insectes livrent leur mode de vie.
La brise,les rayons de soleil,la course des nuages
Suggèrent l’existence de forces endormies.
C’est là, un peu réduit,le théâtre de ce qui nous est promis.
Chaque jour,chaque instants consacré à contempler le spectacle
D’une vie qui s’anime,autour de nous et avec nous,marque à
Jamais les rencontres à venir.
Et puis à l’heure où le soleil décroît,dans le parfum acide et fort
De l’herbe foulée ou au contact d’un ancien pavé,résonnent au loin
Des voix familières qui nous rappellent alors que le voyage
Se poursuivra demain.
A ces expériences, d’autre s’ajouteront,repoussant chaque fois
Un peu plus ces premières sensations au fond d’une mémoire
Qui accueille sans répit et jamais n’évacue.
Puis un jour,le lien se tisse entre l’adulte devenu et l’enfant
Qu’on était.
L' écho des premiers jours résonne à l’esprit après bien des années.
en une vague immense déferlent sans retenue des souvenirs enfouis.
Le vent chaud d’une contrée lointaine,le parfum d’une ville inconnue,
La mélodie d’une voix de passage ou la rencontre d’une photographie
Signent ces instants très vague et très aigus de l’impression
De les avoir vécus.