la forêt du conte

Ronces enroulées, rameaux tendus en arc, épines sans rosiers vous êtes la sentinelle morte
Et le vivant rempart de citadelles confuses.
Murailles des forêts, vous mentez en silence : Vous montrez la route.
Vous dites : c’est ici… Et vous serrez vos branches.
Vous cachez le château, pour mieux le dessiner, en velours sombre Et fragiles blancheurs.
En feignant de dormir, vos taillis égratigneurs ont réveillé nos rêves.
Quel prince ? Quel petit garçon ? Faut-il attendre encore ?
Faut-il simplement s’armer de souvenirs ?
Muraille des forêts en ombre et en lumière
Vous écrivez des contes et des chemins secrets.